9 ديسمبر 2021 م

Mohamed (QSSL) Prophète D’Allah

الآراءMohamed (QSSL) Prophète D'Allah

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« Au 5éme et au 6 éme siècle ;le  monde civilisé était au bord  de  l’effondrement car  les  différentes cultures  qui étaient à l’origine de  la   civilisation s’étaient elles mêmesécroulés .Or; il n’ y  avait  rien pour  les  remplace

Cette grande civilisation  qui   avait  demandé quatre  milles ans  d’efforts  pour  s’établir  était  à la veille de  la décomposition et  de  la désintégration ; l’homme allait  devoir retourner à cet  état  primitif et  barbare  ou  les  tribus  passaient  le temps à se  combattre et à se  massacrer et  ou  la loi  et  l’ordre  étaient choses inconnues.

Au lieu  d’apporter l’ordre et l’union, le système établi par  le christianisme  avait crée la division et la destruction.

Rongé jusqu’àu cœur par la pourriture, l’arbre immense de la civilisation ,dont les branches étendaient leur ombre sur le monde entier, semblait sur le  point  de s’abattre. Et  c’est au milieu  de cette corruption que  naquit l’homme qui devait unifier  le  monde » ( 1)

I)La  venue du  Prophète  Mohammed

Alors que  l’humanité gisait agonisante, Dieu appela  le Prophète Mohammed  (La  paix soit  avec lui ) pour la ressuscité et la tirer des ténèbres. Il est  dit  dans  le  Saint  Coran :

« Nous  te révélons ce Livre pour  que  tu tires les hommes des ténèbres vers  la  lumière, pour qu’avec l’autorisation de leur Seigneur, tu les conduises dans  la voie du Puissant et du Sacré. » ( Coran : sourate Ibrahim )

Le Prophète brisa les  chaines de l’ignorance et de la  superstition et proposa aux  hommes une servitude qui les  délivrait de  tout  autre lien. Il les rendit aux légitimes satisfactions de la vie, dont ils étaient eux mêmes privés sous  l’influence  de fausses conceptions morales et spirituelles .Il est  dit  dans le  Livre  de l’Islam.

« Car il leur  ordonne ce qui est  le bien et leur  interdit ce qui est  le mal .Il leur  permet ce qui est juste et bon ( et pur) et leur défend ce qui est mauvais ( et impur ).Il les délivre de leur lourd fardeau et les libère des jougs dont ils  sont chargés. » ( Coran :sourate El aaraf )

Sa  venue  donna  à l’humanité une  vie, une, une lumière une foi nouvelle une  nouvelle chaleur une  nouvelle société, une nouvelle culture. Une  nouvelle être s’ouvrit dans l’histoire de l’humanité  et ce fut le commencement de  la véritable mission de l’homme sur terre.

« L’aveugle ne saurait être assimilé à celui qui voit pas plus que les ténèbres à la lumière, pas plus que la froideur de  l’ombre à la douce  chaleur du  soleil, les vivants ne sauraient être assimilés aux morts. » ( Coran :sourate Les anges  )

Un abime d’ignorance s’ouvrait béant devant l’islam ;jamais il n’avait été aussi  profond et aussi large .Pourtant, sous la conduite et l’inspiration du Prophète, le monde le franchit avec une rapidité sans précédent dans l’histoire. Nous allons  voir dans les pages qui suivent comment s’accomplit ce miracle prodigieux

II)L’ère de  l’ignorance  ( El Djahilia )

A la  venue  du  Prophète,le monde  ressemblait à une maison que vient de secouer un terrible séisme. Ce n’était qu’un chaos ou quelques reliefs succédaient à des  vastes espaces nus  et désolés. Dans  cette  confusion , l’homme avait oublié son âme. Il avait perdu tout respect de lui-même, allant jusqu’à se prosterner devant les pierres, les arbres, l’eau et toutes les misérables de la  nature. Il était incapable de saisir les vérités, les plus simples et les plus quotidiennes.Son intelligence était au point  mort son esprit  dans  un tel  état  de confusion et ses sens si pervertis qu’il ne savait plus distinguer le réel de l’irréel et discutait même de l’évidence.

Le vice lui même était  considéré comme une vertu. Les loups étaient chargés de garder  les  moutons. Les agresseurs  jouaient les arbitres .Les  pécheurs et  les   méchants vivaient dans la paix et le plaisir ( le monde leurs  appartenait) alors  que le juste n’avait pour lui que  les  privations  et les  souffrances. La ruse  et la fourberie passaient pour de la  sagesse et de l’ingéniosité alors que la véritable  sagesse jugée sottise.

Ivresse ,jeu ;pillage, usure, étaient des choses  courantes .On tuaient les filles  à  leur naissance. La richesse  divine était poussière entre les  mains  des  rois et les êtres humains leurs esclaves. Les prêtres s’étaient  proclamés  dieux. Ils s’engraissaient et abusés pour arriver à leurs fins

Les précieuses qualités dont  Dieu avait doté l’homme furent  impudemment détournées de leur  but. Le courage  et la force n’étaient plus que des  moyens  de cruauté et d’oppression .La prodigalité tenait lieu  de,l’arrogance passait pour  de  l’amour propre et l’astuce pour de la  sagacité. L’intelligence ne servait plus qu’à ourdir de nouveaux crimes et à inventer de hideuses débauches et de vulgaires outrances.

La plus  précieuse des  matières, la matière humaine  pendant longtemps s’était décomposée .Elle n’avait pas eu la chance de rencontrer l’artisan qu’ eût fait le moule d’une  civilisation. Ce qui aurait pu être des communautés  humaines  organisées n’étaient que des troupeaux de bétail humain laissés à l’abandon .

Les  mœurs politiques étaient effrénées comme un chameau sauvage  et le  pouvoir un glaive nu  qu’un  homme  aveuglé par l’ivresse tournait contre  lui-même et contre  les  autres.

III)Inefficacité des demi -mesures

Chaque  parcelle de cette société  dégénérée , chaque aspect  de  cette civilisation du vice exigeait toute l’attention d’un réformateur  .Un réformateur  ordinaire, agissant selon ses seules lumières,  sans l’aide de l’inspiration prophétique et de l’orientation divine, aurait du consacrer toute une  énergie à corriger un seul de ses phénomènes de pathologie sociale, et encore n’était il pas  certain  qu’il y parviennent.             

La nature humaine est une chose compliquée, pleine de labyrinthe et déportes  dérobées, une fois qu’elle est détournée de son cours naturel. Il ne suffit as d’éliminer un seul ses défauts pour quelle renaisse à la vie. Cela  exige une révision complète et une rénovation en profondeur. Pour que la  plante  de la Piété Germe dans le terreau humain, il est indispensable d’en arracher d’abord d’en arracher d’abord les  racines de l’impiété.

Pour corriger un seul des défauts de la société humaine ,il faut qu’un réformateur y consacre sa vie  entière. Beaucoup d’hommes ont passé toute leur vie à combattre une  perversion morale ou un abus social qu’aucun résultat positif ne vienne récompenser leur  effort .Prenez  par exemple la boisson.

Quand cette habitude se répand dans la nation, ses racines s’enfoncent très profondément dans la subconscient collectif; toute une armée de délectations sensuelles vient se ranger derrière elle .

Ce mal peut il être  dominé par simples exhortations morales ou par une  législation qui le  punisse? Non. Seul un changement psychologique fondamental, une transformation radicale des perspectives sociales et morales de la société toute entière peut parvenir à le déraciner.Toute autre méthode de ne pourrait  que le rendre plus pernicieux et plus invétéré.

IV)Différence entre  un Prophéte et  un chef

Si le  Prophète avait  été  un  leader politique, son idéal eut été de faire  l’unification de l’Arabie et de rassembler les  tribus arabes  en une  seule  nation avec lui à sa tête Abou Djahl, Outba  et  tout  le reste de ses  implacables adversaires eussent accepté qu’il dirige le pays  tout  entier .Ils lui avaient déjà leur confiance quand ils lui  demandèrent d’arbitrer le dangereux conflit de la  Mecque, Outba  avait déclaré  sans ambages que s’ils le  désirait, les Quoraish  acceptaient d’en faire  leur chef. Après  avoir pris le pouvoir en Arabie  il pouvait mener ses brillants cavaliers en Perseou à  Romme et  mettre ces empires sous  sa coupe. Quel magnifique avenir d’attaquer simultanément les Romains et les  Perses, rien ne l’empêchait d’envahir les pays voisins d’Abyssinie (Ethiopie ) et du Yémen.

Mais il n’avait pas été appelé pour remplacer un mal par un autre  pour condamner ici une injustice et l’excuser d’ailleurs. Il n’avait pas été  envoyé pour  ériger la gloire du royaume arabe sur  les ruines des  espoirs et des aspirations des  autres  nations, pour libérer les  hommes de l’asservissement des  Romains et  des Perses et les placer sous le  joug des descendants  de Adnan et de Qahtan !

Il n’était pas  un leader politique mais un prédicateur de la Parole Divine, un conseiller et un Porteur de la Bonne  Nouvelle. Il était une  « Lampe Eclatante  ». Libérer les hommes  du culte de leur  prochain, les  engager  à se   soumettre  au Seul et Véritable Seigneur, le Dieu Tout –Puissant.Tirer l’humanité de la  prison  des  ses  désirs mesquins et la faire traverser les espaces illimités  de la terre et des cieux .Délivrer l’homme de la  tyrannie de religions  décadentes et l’amener au sein bienveillant de l’Islam. Faire échec au mal et promouvoir  le bien , interdire ce qui est bas et infâme et récompenser ce qui est pur et  sain .Voila  quel  était son but.

Aussi  ne s’est il pas  adressé à une nation  ou à un pays en particulier .C’est  l’humanité  tout entière qui le  préoccupait .I l était  normal qu’il commençait sa  mission par  l’Arabie car  c’était  le  point le  plus   sombre de l’histoire  humaine  du globe, à l’époque. Aussi  méritait  -elle de recevoir les  premiers  rayons  de la lumière, de plus; la position centrale  qu’occupait la Mecque sur  la carte  du monde  alors connu , ainsi que sa tradition de libéralisme  politique, en faisait la base idéale d’un mouvement qui prônait la Liberté, la Paix et  la fraternité universelles. Les  Arabes possédaient en outre, certaines  qualités  innées qui en faisaient l’instrument approprié pour répandre les enseignements de l’Islam à travers le  monde.

Le  prophète n’était pas un de ces  réformateurs qui se contentent de lutter  contre  quelques–uns  des  abus de leur  époque et réussissent à les extirper momentanément, ou bien quittent le monde  sans rien accompli.

Le Saint Prophète trouva la clef du problème de la nature  humaine. C’était là un problème qui avait défié toutes les  solutions découvertes par les  précédents  réformateurs .Il commença par supplier les hommes  de  croire  en Dieu et  de   faire  tomber tous les faux Dieux du piédestal de la Divinité.

 Oh hommes! dites; « il n’ y a qu’un  seul Dieu! et vous trouverez le  bonheur »

V)L’Ignorance prend  les  armes  contre  l’Islam

Cette déclaration fracassante souleva une intense émotion dans les rangs du paganisme .En un instant il fut en armes contre cette simple vérité humaine.

‘وانطلق الملا منهم أن أمشوا و اصبروا على آلهتكم ان هدا لشيء يراد’ .(سورة ص آية 6) 

« leurs chefs se dispersèrent sur ces paroles: « allez et gardez confiance dans vos dieux. Car en vérité, ceci est destiné à nous nuire ».

Les terribles méfaits et les atroces cruautés qui furent perpétrés contre les musulmans par les ennemis de la vérité,sont conservés dans les pages de l’histoire. Ils montrent que l’islam avait marqué un point. Il avait frappé à la racine même de l’incroyance. La citadelle des Ténèbres était prise d’assaut ;les forces coalisées firent une sortie, bien résolues à combattre jusqu’au dernier. Mais le prophète ne s’en émut pas. Dans cet ouragan de haine et de persécution, il demeura ferme comme un roc. Il dit simplement à son oncle qui l’avait élevé:<<S’il plaçaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche, pour me forcer à renoncer à mon œuvre, en vérité je n’abandonnerais pas à moins que dieu ne se manifeste. Ou son œuvre ou moi-même périra dans l’effort».

   Pendant treize ans, il demeura à la Mecque, ferme et résolu, répétant sans relâche qu’il fallait croire en l’unité divine, l’apostolat, la résurrection et le jugement Dernier. Pas un seul instant sa foi en sa mission ne fut ébranlée .jamais il ne composa aves le mensonge. il restait convaincu que l’auguste message dont on avait daigné l4investie,apportait la solution à tous les problèmes de l’humanité.

VI)Les  Premiers Musulmans

   L’Arabe tout entière se fit hostile au prophète. Il fallait un cœur de lion pour accepter sa mission. C était franchir un seuil de feu et marcher entre les mâchoires de la mort. Pourtant. quelques âmes courageuses,parmi les Quoraish ,répondirent au Divin Appel. Ce ne fut pas une décision hâtive. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Ils n’y était poussé par aucune considération terrestre .Délibérément, ils se fermaient les portes du luxe et du confort. Ils avaient entendu l’appel de la foi et le monde pour eux avait perdu tout attrait .                                                                                                                                                                                                               Le sommeil avait fui leurs yeux. Leurs lits moelleux étaient maintenant des lits d’épines. La vérité les avait inondés de sa lumière et ils ne pouvaient plus la  fuir. Ils savaient au plus profond de leur cœur qu’ils ne retrouveraient pas la paix tant qu’ils n’auraient pas proclamé leur foi en Dieu et en son apôtre. Aussi décidèrent–ils tous d’aller trouver le Prophète et d’accepter  la foi qu’il prêchait .Le prophète vivait dans la même ville qu’eux, à quelques centaines de mètres de là. Mais la haine des Quoraish avait fait de cette courte distance; un chemin long et périlleux;la franchir était entreprendreun voyage long et hasardeux. Il était infiniment moins dangereux de  se joindre à une caravane de marchands se rendant en Syrie ou au Yemen, d’éviter les bandits des grands chemins, que d’aller trouver le  Prophète à la Mecque. Pourtant ils y allèrent, prirent sa main en signe d’allégeance à Dieu et à son Apôtre et sur leur vie  , s’engagèrent à le suivre. Ils savaient pertinemment que leur voie sur laquelle ils s’engageaient était semée d’embûches in- nombrables et que  de lourdes  épreuves les  attendaient. Mais ils étaient prêts au pire. Ils avaient entendu le  Coran  qui dit :

”  ألم  أحسب الناس ان يتركوا ان يقولوا آمنا و هم لا يفتنون (2) و لقد فتنا الذين من قبلهم فليعلمن الله الذين صدقوا و ليعلمن الكاذبين ” (سورة العنكبوت).

« Les  hommes  s’imaginent –ils  qu’en se disant croyants, Dieu leur  évitera toute épreuve ? Nous  avons prouvé ceux  qui les  ont précédés .Et Dieu  saura  distinguer  les  sincères des  menteurs. »

Ils  avaient également entendu le Divin Commandement : Espérez  vous entrer dans le  jardin (de la Félicité) sans passer par  les  épreuves qu’ont  subies  ceux  qui vous  en précédé ?Ils rencontrèrent de  telles  souffrances et une si  grande  adversité que  leur  esprit en fut ébranlé et que  même l’Apôtre et ceux qui le suivaient s’écrièrent :

“…متى نصر الله إلا ان نصر الله قريب ” . (سورة البقرة )

« Quand  donc  viendra  le secours de  Dieu ?

Enfin le pire arriva. Les Quoraish déversèrent sur eux  le frémissement de leur  colère. Aucune flèche ne fut épargnée. Mais les croyants demeurèrent inébranlables .Ils disaient: « C’est ce  qu’avaient promis Dieu et son Apôtre. En vérité, la parole de Dieu et de son Apôtre est  bien vraie. »

Et cela les raffermit dans leur conviction et les  renforça dans leur résolution .Plus ils étaient persécutés, plus était forte leur détermination Trempés dans  la fournaise de l’adversité, ils en sortirent aussi purs que l’Or.

.VII)L’éducation  Religieuse et Spirituelle des compagnons

En  même temps, le Prophète leur apportait la nourriture spirituelle du Coran et  veillait à leur  éducation religieuse. Il les faisait se prosterner cinq  fois par  jour  devant le Créateur et le Gardien de l’univers,  veillant à la propreté de leur corps, à la pureté de leur cœur et à la  concentration de leur  esprit .Jour après jour,ils grandissaient en envergure morale et spirituelle et parvenaient à se débarrasser des creuses  aspirations de cette  terre. Leur amour pour le  Seigneur augmentait chaque jour .Ils étaient faits d’une pâte très  dure .La guerre étaient leurs  vieux  passe-temps. Leur  histoire  était  pleine de sanglants épisodes tels que ceux de  Dahis  et  Ghabra. Le  souvenir de la  guerre  de  Fijar  était encore  frais  à leur esprit. Mais  le Prophète contrôlait ce tempérament belliqueux .                                                                                                                  Leur arrogance innée se pliait devant le sublime de leur foi         

Le Prophète leur commandait de joindre leurs mains et de prier et ils lui obéissaient. Ils étaient  de la cire molle entre ses mains. C’est  sans  la moindre lâcheté qu’ils enduraient passivement ce qu’aucun peuple n’a jamais enduré.

Il n’ y a  pas  d’exemple dans  l’histoire qu’un Musulman ait levé la main  pour défendre sa propre  personne, ou ait exercé quelque vengeance , ou soit  retourné à ses  ténèbres  antérieures

VIII) L’Hégire A Médine

Quand l’hostilité des Quoraish eut dépassé les limites, tout le monde  veut savoir si Mohammed est capable d’échapper à la  mort, s’il est véritablement un Prophète, c’est-à-dire  un homme  qui peut faire des  miracles. Mohammed  leur  crie: je n’ai  aucun pouvoir de me procurer ce qui  est utile et de  m’éloigner de  ce qui m’est nuisible, qu’autant que Dieu le veut. Si je connaissais les  choses  cachées, je deviendrais riche. Mais je ne suis  qu’un homme charger d’annoncé  et d’avertir.Que suis-je, sinon un mortel ou un apôtre ?

Mohammed est Musulman, c’est à  dire abandonné à la  volonté  Divine .Il attend ce  Dieu va  décider. Dieu  décide  de  sauver  son Prophète.

Dieu permis  a Mohammed en premier  lieu et aux Musulmans d’émigrer à Médine  ( EL Hidjra ) ou l’Islam  avait  tracé sa  voie.

A Médine, les  Musulmans de la Mecque  fraternisèrent avec ceux  de  Médine  .Ils n’avaient rien  de  commun sinon  leur nouvelle foi.Le sang coulait encore des épées des Aus et  Khazradj .Ils n’avaient pas encore de leurs vêtements  les taches  du sang reçu au cours de la Bataille de Bu’ath. C’est dans ces circonstances que l’Islam sema dans leurs cœurs la graine d’une affection réciproque et permit une fraternisation qui eut  été  impossible même  entre  de véritables frères. Les liens qui unissaient les « Ansars »  et les « Mouhajirouns » étaient plus forts que  les  liens  de sang  et de langue.

Cette  communauté naissante  formée  de « Mouhajirouns » de  la Mecque et des « Ansar » de Médine ,fut le noyau d’une Merveilleuse Nation Musulmane  et de  l’Empire de l’Islam. Elle  naquit à une  époque ou le monde oscillait dangereusement entre la vie et la mort .Sa naissance  fit pencher la balance  en faveur de la vie .Il était indispensable pour la survie  de l’humanité ,que se renforce cette  communauté .C’est pour  cette  raison que Dieu fit tout pour que se forge ce lien fraternel entre les « Ansars »    et    « Mouhajirouns » .

Et les  avertit : «  Les infidèles ne peuvent être  solidaires qu’entre eux .Si vous n’observez cette règle , la Foi sera en grave péril , et de grand troubles s’ensuivront sur  terre . »

” الذين كفروا بعضهم أولياء بعض إلا تفعلوه  تكن فتنة في الارض و فساد كبير “. سورة الأنفال الآية  (73) 

IX) L’Apogée

La formation religieuse des Compagnons se  poursuit à Médine sous  l’œil du Prophète qui leur expliqua la conception et le but véritable de  la religion et leur exposa les  vertus de l’introspection de l’autocritique, de l’amour de l’étude et de la crainte de l’Au-delà. Les Compagnons furent saisi d’un bouleversant besoin de se perdre dans le sillage de Dieu. Il leur était devenu tellement facile de tourner le dos  aux attachements de ce  monde qu’en dix (10) ans, ils  partirent plus de cent  (100) fois en « JIHAD: Défense de la foi. » dont vingt sept(27) fois en compagnie du Prophète  lui-même.

Les  versets du Coran, révélés par le  Prophète, mettaient l’accent sur  de nombreux commandements concernant leur  conduite, leurs biens, leurs  familles. Tout ceci était nouveau pour eux et n’était pas  facile  observer .Mais ils étaient maintenant si accoutumés à se  soumettre  aveuglement à  la volonté de Dieu , qu’ils n’eurent pas des difficultés à les  respect.

Une  fois coupé le nœud gordien de  l’incroyance , il était facile de défaire  les  autres liens qui les  enchainaient .Une fois leurs cœurs ouverts à l’Islam, le Prophète n’avait plus à lutter pied à pied pour le  faire rejeter le Mal et  accepter le Bien .Ils s’étaient  donnés cœurs et âmes  à la nouvelle  fois et s’étaient soumis sans murmures aux  décrets du Prophète. Sans  hésiter , ils lui confessaient des fautes qu’ils étaient seuls à connaitre .S’ils commettaient un péché ,c’était volontairement qu’ils se soumettaient au châtiment. Ainsi, beaucoup d’entre eux avaient une coupe entre les mains quand fut révélée l’injonction coranique prohibant l’usage de boissons alcoolisées. Mais la parole  de DIEU s’interposa entre  la  coupe et leurs lèvres .Ils jetèrent au loin leurs coupes et  brisèrent leurs futs de vin et les ruisseaux de Médine débordèrent  de leur détestable contenu .

Ainsi quand ils eurent atteint l’Apogée de leur développement spirituel, qu’ils furent à l’épreuve des tentations de  Satan et  de  leur  propre  lâcheté quand  ils furent convertis en amants de l’Au –delà, même dans cette vie présente, quand ni la pauvreté ni les vanités de  la richesse ne furent devenus soumis mais pourtant inflexibles devant le  pouvoir et quand ils eurent appris à être les  dispensateurs de la Justice parmi les  hommes, même, si cela devait se retourner contre eux-mêmes ou leurs propres amis et parents. Dieu mit le monde à leur service et les  nomma Défenseurs de la Foi. Le Prophète les  désigna comme  ses successeurs et s’en fut rejoindre le Tout Puissant, heureux d’avoir accompli  triomphalement sa mission et sachant qu’il avait laissé  sa charge dans 

des  mains  qui ne failliraient pas.

X) La Révolution la plus  remarquable de l’histoire

Cette  puissante  révolution soulevée  par le prophète parmi les arabes et qui à travers eux fit une impression formidable et durable sur toutes les nations du globe était unique à tous point de vue. C’était l’un des évènements les plus extraordinaires de l’histoire humain et pourtant il n’y avait rien à son sujet qui ne puisse s’expliquer rationnellement. Etudions maintenant, non en musulmans enthousiastes mais en théoriciens objectifs, les caractéristiques, la portée et l’influence de cette immense révolution, sur la destinée de la race humaine.

Al ‘époque préislamique,les gens adoraient en général des objets inanimés qui ne pouvaient ni les aider, ni exaucer leurs prières et n’avaient été créés que pour répondre à leur besoins. Aussi leurs religions ne posaient  en elles ni enthousiasme ni spiritualité. Le Dieu qu’ils concevaient était un artisan qui s’était retiré une fois son travail terminé, ils croyaient qu’il avait légué son royaume à ceux qu’il avait revêtu du manteau de la divinité, et c’étaient eux désormais qui contrôlaient les affaires de l’univers. Tout compréhension spirituelle de Dieu était absente. Ils ne le concevaient pas vraiment comme le créateur de l’univers. Ils le connaissaient de la même manière qu’un historien à qui l’on demande qui a construit un bâtiment, vous répond en nommant tel ou tel roi. Mais la mention du nom de ce roi n’inspire aucune crainte  à son cœur et ne fait aucune impression sur son esprit. Ils n’avaient pas l’intime conscience des attribut  divins, aussi leurs cœurs ne portaient ils pas l’empreinte de la gloire et de l’amour de Dieu .

Les  grecs avaient donné une  définition de Dieu , mais elle  était en grande partie  négative. Elle ne faisait  aucune part aux vertus positives qui s’attachent à son Nom: Bienveillance, Compassion, Miséricorde, et Omniscience. Elle  prouvait  bien  la  Cause  Première mais  en la dépouillant de la connaissance et de  la volonté .Enfin, elle avançait des prémisses et des théories si hasardeuses ,qu’elles portaient atteinte à la dignité  de la  Divinité. Aucun  système de  culture  ou de foi n’a jamais pu s’établir sur des fondements négatifs. Les philosophes grecs finirent par détruire l’esprit même de la religion  en en faisant une  suite incohérente de cérémonies; de  sports, de festivités.

Les musulmans en général et les  arabes en particulier,  rejetèrent  cette  religiosité  vague  et  maladive  pour atteindre une Foi qui, dés l’abord fut intense et profonde et imprégna chaque fibre de leur être.  Ils proclamèrent  leur  Foi  en  Dieu qui est le Très  Haut, le  Très  Magnifique et le  Seigneur du   Jugement  Dernier. Il est  dit  dans  le Coran :

“هو الله الذي  لا اله إلا هو الملك القدوس السلام المؤمن المهيمن العزيز الجبار المتكبر سبحان الله عما يشركون(23)هو الله الخالق البارئ المصور له لأسماء الحسنى يسبح له ما في السموات والارض وهو العزيز الحكيم”.  (صورة الحشر اية 23-24 )

 « Il est le Dieu en dehors de qui il n’y a  pas  d’autre Dieu. Il est le  Souverain, le  Très Saint et de Perfection, le Gardien de la Foi, le Suprême  Secours , le Tout – Puissant, l’irrésistible, le Très Grand. Loin de lui ceux qu’on lui associe .Il est le  Créateur, l’Animateur, le Sculpteur des formes et des couleurs .Il a droit aux plus  nobles épithètes. Tout  ce  qui est  dans les cieux et  sur  la terre chante  sa gloire .Il est le Puissant et le Sage. » ( Coran : Sourate l’exode Versets 23.24)

  Il est le Créateur et le Protecteur de l’Univers. Celui  dont  la récompense  est le Paradis et le Châtiment de  l’enfer .Qui pourvoit de ceux  qu’il  aime .Qui connait tout ce qui  se cache dans les cieux et sur la terre. Qui sonde les  yeux et les cœurs .Qui est l’incarnation de la beauté du sublime, de la force et  de la  splendeur, de la  perfection et de la bienveillance.

Cette conviction si profonde, provoqua  une miraculeuse transformation parmi les  premiers disciples de l’Islam. Quiconque a affirmé sa foi en un seul Dieu Transcendant et a proclamé « La IlahaIllallah », a pu éprouver ce soudain changement en lui –même. Les  replis les  plus profonds de son âme sont illuminés par le sublime éclat de la Conscience Divine; l’esprit et la chair cessent de s’opposer en lui-même. Il parvient à un équilibre intérieur  et devient capable d’extraordinaires prouesses de  courage, d’endurance et de foi

XI) Contrôle de soi

La foi   une merveilleuse  source  de discipline  morale. Elle  apportait à ses  fidèles une  étonnante force de volonté, d’auto critique et  de jugement de soi  même. Car rien  n’est si utile  pour parvenir à dominer les tendances  profondes de son être, et  pour développer les  vertus d’honnêteté et de sincérité , qu’une  foi vivante dans l’omniprésence de Dieu. Même  quand ils sont seuls et sans  surveillance  et qu’ils  se trouvent  pouvoir impunément transgresser les règles  de conduite qui leur ont  été fixées, la  crainte de   Dieu retient les  Musulmans et leur  impose  un contrôle sévère.

On raconte  dans « TARIK –I-TABARI . »qu’après la  victoire de El -Madain,alors   que  les Musulmans rassemblaient le butin, l’un d’entre  eux apporta  ce qu’il avait trouvé et le déposa  auprès du trésorier. Le prix était si fabuleux que ceux qui le virent en furent frappés d’étonnement. Jamais de leur vie entière, ils avaient vu de trésor aussi précieux. Ils se mirent à l’interroger :                                                                                                                       « Es tu  sur que tu n’en a pas gardé une partie ? ». « Par Dieu. » répliqua –t-il. « si j’avais  voulu, j’aurais pu le garder entièrement  pour moi sans  aucun de  vous ne le sache. ». Cette réponse directe fit une  grosse impression sur les  auditeurs et ils sentirent qu’ils avaient devant  eux un homme  extraordinaire. Ils  le prièrent de leur révéler son nom, mais il refusa :« Je ne  peux pas vous dire mon nom car vous commenceriez à me louer alors  que  toute louange doit être  pour  ALLAH »

« Je me  contenterai de la récompense qu’il daignera m’accorder. » Quand il fut  parti, ils  envoyèrent un homme pour  découvrir qui il  était ils  surent alors qu’il s’appelait ‘’ Amir, de la tribu de Abd-i-Qais.

XII) Les  Hommes – Dieux sont renversés

La Foi en un seul Dieu, Souverain Maitre de  l’Univers, avait rempli les Musulmans d’une telle  fierté,qu’ils ne pouvaient plus désormais se prosterner que devant le Tout Puissant. La Gloire du Très Glorieux qui se  reflétait dans leurs cœurs les rendait aveugles à l’éclat de la grandeur terrestre.

Abou Moussa raconte que quand  il arriva à la cour du Négus, en compagnie d’autres Musulmans, il vi que Amr Bin Al –As était assis à la droite de l’Empereur , Umara à sa gauche et que les prêtres lui faisaient face en double cercle. ‘’Amr  et  Umara‘’  informèrent l’Empereur que  les Musulmans   refusaient  de  se   prosterner  devant quiconque. Mais  les  prêtres  insistèrent  pour qu’ils s’agenouillent devant l’Empereur, Djaafar  déclara alors sans  hésiter: « Nous  Musulmans ne nous agenouillons que  devant Dieu e devant personne d’autre ».

Rabai Ben Amir fut un jour envoyé par Saad  auprès de Rustam, Commandeur en Chef de Perse. Rustam, le reçut dans une grande salle d’audience, ornée de tapis magnifiques. Le Commandeur en Chef portait une couronne et des vêtements scintillants de pierres précieuses. Il était assis  sur son trône. Rabai, au contraire  était pauvrement  vêtu. Il était presque  en haillons et son bouclier était trop petit pour lui. Son cheval n’avait  pas de  race  .Monté sur cette  pauvre  bête , ils’avança vers  Rustam et  l’animal piétinait de ses  sabots le précieux tapis. Quand il fut prés du trône, il mit pied à erre attacha  les  rênes à un pilier e  s’approcha de  Rustam sans avoir enlevé ni son casque ni ses armes .Les  officiers  lui en firent la remarque. Ils lui disent qu’il pouvait au moins quitter  son casque avant de  paraitre  en la  présence  du Commandeur. Mais Rabai  répliqua :Je suis  venu sur votre  requête et non de mon plein gré.  « Je  peux  m’en aller si vous  ne voulez pas de moi ». A ce moment  ,Rustam intervint et  dis  à ses officiers de  le laisser venir comme il lui  plaisait ,Rabai s’avança alors  en s’appuyant sur  sa lance, qui, à chaque  pas perçait les tapis. On lui demanda  l’objet de  sa visite ;il dit : « Nous  avons été envoyés  par  ALLAH pour  faire passer  ceux qu’il a  choisi de la  souveraineté de  ses  esclaves ( c’est  à dire  les  hommes) sous  sa  propre  souveraineté, des étoiles limités de ce monde à l’immensité sans limites de l’autre, de l’oppression des autres  religions à l’étiqueté et à la justice de l’islam.

XIII)Un Courage  Exceptionnel

Leur  enthousiasme  pour  l’Au – Delà  avait doté  les  Musulmans  d’un courage  presque  surhumain. Les  buts et les intérêts de  ce monde n’ayant  plus  aucun sens  à leurs yeux, ils avançaient  vers  le but  ultime Du Paradis  avec une  ardeur sans pareille.

Le  Sahih de Boukhari rapporte que Anas Bin Nadhr; alorsqu’ils se ruai vers l’ennemi à un moment critique de la Bataille d’Ouhoud ,rencontra Saad qu’il dit : «Par Dieu, je sens le doux parfum du Paradis , venant du mont d’Ouhoud » .Sur ces mots, ils se précipita au cœur de la  bataille .Saad raconte que lorsque son cadavre fut ramené du champ de bataille, il portait plus  quatre  vingt blessures .Les infidèles l’avaient littéralement mis en pièces. Seule sa sœur fut  capable de le reconnaitre.

Dans  la bataille de Badr ,Le Prophète demandait  un jour un plus grand effort aux Musulmans. Alors qu’il s’écriait: « Marchez vers  le Paradis dont l’immensité est pareille à l’immensité de la terre et  des cieux ! » Umair  Bin Hamam s’écria à son tour : «  Oh Prophète de Dieu  ,est il vraiment aussi  immense ? » .Le Prophète répondit : « Oui .En doutes  – tu ? ». «  Je ne  doute  pas  », di  Umair , «  Je voudrais seulement y parvenir ». « Tu y parviendras . » réplique  le Prophète . Umair avait  sorti quelques  dattes et  commençait à les manger. Mais  la perspective du paradis l’en empêcha. N’était–ce pas folie de perdre son temps à de telles  bagatelles quand  le ciel l’appelait ? Il jeta au loin les  dattes et  se  précipita au plus fort de la bataille. Son  vœu fut bien vite  réalisé.

Abou Bakr Ibn Moussa Ashaari raconté qu’un jour sur un champ de bataille ,son père était en train de  rappeler  que le  Prophète avait  dit que  les portes du Paradis étaient à l’ombre des épées, quand un homme  en haillons s’avança et  lui demanda s’il avait entendu de  ses propres oreilles la parole  du Prophète. Le  père  de Abou Bakr lui répondit par  l’affirmative. A ces  mots, l’homme retourna auprès de ses amis et leur dit  adieu. Il dégaina son épée, déchira  le fourreau e retourna  sur le champ de bataille, il y trouva bientôt la mort.

Amr Ibn Jamuh , qui  était  boiteux , avait quatre  fils . Ils accompagnaient toujours  le Saint Prophète quand il parait en «  Djihad  ».Quand le Prophète partit pour Ouhoud, Amr voulut aussi  se joindre à lui .Mais ses  fils s’y opposèrent à cause de son infirmité et de son grand  âge . Les voyant  inflexibles ,Amr demanda l’aide du Prophète « Mes fils veulent m’empêcher d’aller avec vous . »di il, alors  que je souhaite marcher vers le Paradis avec ma jambe infirme , Le  Prophète lui expliqua qu’il n’était  pas obligé de pâtir en Djihad .En même temps , il ne trouvait pas bon que les  fils d’Amr s’opposent à ce que leur père défende la sainte cause qui lui tenait tant à cœur. Aussi leur dit–il « Pourquoi ne le  laissez vous pas venir ? ».Il se peut  que Dieu consente à  son martyre .

Les  fils  s’inclinèrent et Amr se joignit à la guerre sainte dans  laquelle il trouva la mort. Shahad Ibn Had raconte qu’au cours d’un  voyage, un bédouin vint trouver le  Prophète et se joignit à son groupe après  avoir embrassé la foi de  l’Islam. Le Prophète ordonna à un compagnon d’avoir l’œil sur  lui. Quant eut lieu la campagne de Khaybar le Prophète lui alloua une part du butin, bien qu’il n’y ait pas participé-il était gardien de bestiaux et profitait de toutes les occasions pour faire sa ronde–Le bédouin prit ce que lui donnait le Prophète et demanda ce que c’était. Le prophète lui répondit que c’était sa part du butin sur quoi il s’écria ; « mais »je n’était pas avec vous ! » et montrant sa gorge il dit: « je me suis joint à vous pour qu’une flèche me transperce ici ». Le prophète répondit : « Dieu exaucera on souhait si tu es sincère avec lui. »Quant eu lieu une autre  bataille, il s’engagea et fut tué. Quant on montra son cadavre  au ¨Prophète , celui –ci remarqua : « ll était sincère avec Dieu, aussi Dieu a-t-il été sincère avec lui.

XIV) Reddition  Totale

Ces  Arabes  si indisciplinés ,si déréglés dans leurs  mœurs  s’étaient totalement rendus  à la Foi désormais  les conduisait. Il leur était maintenant impossible d’enfreindre la Loi  Divine .Ils avaient accepté  la Souveraineté de Dieu, dans  son acceptation  la plus large.  

 En temps de  paix ou en temps de guerre, de joie ou de  chagrin, dans tous les  leurs  rapports, dans toutes  leurs  affaires, dans les moindres détails de leurs préoccupations, ils  suivaient leur Guide, imploraient son aide, se  conformaient  à Ses Commandements sans le moindre  murmure.

Ils  avaient  connu la paganisme .Ils  y étaient nés  et y  avaient  été  élevés. Aussi pouvaient –ils apprécier pleinement la valeur de l’Islam et  comprenaient que  l’Islam signifiait la substitution d’un mode de vie  à un autre et le passage de l’anarchie des  désirs humains à la  Loi de  Dieu .La veille, ils  étaient en guerre avec  Dieu. Maintenant, ils  voulaient être Ses  Esclaves .L’opinion personnelle n’avaient plus sa place après la venue du Verbe Divin. Désobéir au Prophète, se  prendre  de querelle avec lui; porter une affaire  devant un tribunal qui n’applique pas  la  Loi   que  Dieu  a  dispensée, préférer la tradition familiale à la  Foi, tout  ceci était  désormais hors  question. Ils  avaient rejeté le paganisme en totalité et, de tout leur  cœur, étaient entrés dans une  nouvelle et plus pleine existence. Un jour, Fudhala Ibn Umair décida d’assassiner le Prophète pendant le  tawaf autour de  la  Kaaba .Alors que  Fudhala s’approchait de lui ; le Prophète demanda; « Est-ce toi Fudhala ? «Oui, c’est moi, O Prophète de Dieu  » , répondit Fudhala. «Dans  quelle intention tu es  venu. » demanda  le Prophète «Il n’y a rien à dire », répliqua Fudhala, « Je viens  me souvenir  de Dieu . »

A ces mots  , le  prophète  sourit e il  posa sa main sur le cœur de Fudhala .Aussitôt , celui-ci retrouva la paix. Plus tard, il raconta que dés  quel le Prophète eut ôté sa main, il lui parut d’une telle beauté qu’il semblait que Dieu n’avaient jamais rien crée d’aussi merveilleux. Alors qu’ils s’en retournait , Fudhala rencontra  sa maitresse qui l’invita chez elle; mais il refusa, disant que ceci n’était plus admissible pour  quelqu’un qui vient  de se soumettre à l’Islam.

XV) Une véritable Connaissance 

Les  prophètes avaient communiqué à l’homme la véritable connaissance de l’existence de  Dieu ,  de Ses Attributs et  de Ses Œuvres . Ils avaient  établi les fondations sur lesquelles l’homme pouvait ériger l’édifice de sa  conduite spirituelle sans s’enliser dans de stériles discussions métaphysiques sur ‘’l’être’’ et  ‘’le  savoir ‘’.Mais l’homme n’en tient pas  compte .Au lieu d’être reconnaissant de ce  Guide Divin, il laissa voguer sa pensée comme  un bateau sans  boussole .Il se conduisit comme  un explorateur qui, écartant ses plans et  ses cartes , essaye  d’évaluer chaque hauteur, de sonder chaque  profondeur, de mesurer  chaque distance; à vue  d’œil .Cela ne peut donner au mieux que  quelque notes imprécises;quelques indications  incomplètes sporadiques .Ainsi en fut-il des  hommes quand ils  tentèrent  d’atteindre  Dieu avec l’aide de la seule raison et sans  le secours de la lumière des enseignements du Prophète. La connaissance de Dieu qu’ils acquirent  ainsi se résuma à quelques audacieuses explorations quelques théories contradictoires; quelques  conclusions hasardeuses.

Les  Compagnons du Prophète  Mohammed furent doublement favorisés à cet égard, car ses directives leur épargnèrent la quête infructueuse de spéculations théologiques  sur l’existence et la nature de Dieu. Ils purent ainsi se consacrer à des efforts plus productifs.  Ils se firent les gardiens  de la Parole  Révélée.Ils purent atteindre la substance même de la foi que, alors que d’autres n’en saisissaient que l’ombre.

XVI) Une Grande  Famille  Humaine 

Le  concept Islamique  de  Dieu, considéré comme  le créateur, le  Nourricier , le  Soutien de tous les  peuples et  de toutes les nations, ainsi que l’universalité du  Ministère  du Prophète Mohammed ( QLSSL), ont brisé les barrières raciales et géographiques qui séparaient les hommes et on fait  de l’humanité une grande famille .Au sein de l’Islam,les  hommes  formaient une seule  gerbe  humaine .Enfants du même père Adam; ils étaient membres de la même  famille .Un Arabe n’était en rien supérieur à un non –Arabe, pas  plus qu’un non – Arabe n’était supérieur à un Arabe. L’honneur était  à la mesure  du mérite.

Le Prophète déclarait solennellement :                                                                                                                                    « O hommes, en vérité, Dieu vous a lavé de la souillure de l’ignorance et de  l’orgueil .                    Il n’ y a que deux classes  parmi les  hommes : ceux  qui sont justes et  craignent Dieu et  trouvent Grâce  à ses yeux   et  ceux  qui sont mauvais,  pécheurs et ne méritent pas  Sa  Grâce ».

Le conseil qu’il donna à Abou  Zarr est particulièrement typique de son enseignement : « Prends garde ; tu n’es ni plus grand ,ni supérieur à  quiconque , sauf bien sur situ le dépasses en vertu. » De même  cette affirmation qu’il répétait chaque jour  à son créateur à la Prière du  soir : «  J’affirme que  tous  les Hommes  sont Frères. »

Il condamnait sévèrement tout  ce  qui tendait à diviser  l’humanité en fractions ou en groupes .Il disait : « Celui qui vit  dans la discorde n’est des nôtres  .Celui  qui meurent dans  la discorde  n’est pas des nôtres .Celui qui  sème  la discorde n’est  pas  des nôtres. »

Un jour sur un champ de bataille un Mouhadjir ayant frappé un Ansar ,celui-ci s’écria : « A moi, Ansars  ».Suivant son exemple le Mouhadjir cria également :                                               «  A moi, Mouhadjirs » .Le Prophète les reprit  aussitôt :                                                                          «  Laissez-là ces slogans de parti .Ils  sont abjects. »

Le Prophète  avait aboli  les anciennes notions  de tribu et de parenté  qui exigeaient  de chacun qu’il défende  son FRERE, fut-il  l’oppresseur ou l’opprimé .D’après lui « Aidez un Parent dans une cause  injuste c’était vouloir retenir par la queue un chameau qui veut se jeter dans un puits. ».Il avait réussi à établir une véritable société sans classes  ou tous; qu’ils soient grands ou humbles , riches  ou pauvres, que  leur peau soit  blanche ou colorée et  ne faisaient qu’un devant l’adversit. Dieu avait confié  aux hommes leurs épouses pour qu’ils  les  protègent .Elles  avaient les  droits  sur  leurs  maris  et ceux –ci avaient des droits sur elles.

XVII) La Responsabilité  Sociale  

Les Musulmans  possédaient au plus haut  point le sens  de leurs  responsabilités .Leurs  esprits avaient mûri,

et ils  se sentaient  responsables de leurs familles, de leurs profession, de leur Foi et de la société  humaine toute  entière.

Ils étaient les  soutiens de la vérité, ils  n’agissaient jamais sans être consultés ;c’est de tout leur  cœur  qu’ils  obéissaient au Chef de l’Etat –Le  Calife –ouvertement  ou  tacitement, à la  condition  cependant  qu’il  respecte  les  Divins  Commandements .Quiconque est  loyal envers les créateurs, ne  peut être déloyal  envers  les créatures, ne  peut  être  déloyal envers le  Créateur était la maxime essentielle de leur  système de gouvernement.

La propriété privée ou publique jusqu’alors réservée à un petit cercle de privilégiés ou qui constituait  un monopole laissé  à l’avidité et à l’arbitraire des classes dirigeantes, fut désormais considérée comme  partie  intégrante du droit qu’a le Seigneur sur  toute  chose. La propriété devint une  fonction sociale exercée  au nom de  Celui à Qui  tout  appartient, conformément à  sa  Volonté et  à ses  commandements, le Calife lui  même, n’avait  droit de prélever sur  les derniers  publics que le  strict nécessaire à  sa substance.

XVIII) Prise  de  conscience civique

Des  siècles d’ignorance  et d’oppression avaient ramené le troupeau humain au rang des  animaux, subissant  sans murmures  tous les  maux  que  l’on trouvait  bon  de leur infliger. Dans  l’atmosphère de justice et de  démocratie qu’avait crée l’islam , leur sens civique s’éveilla et la société Islamique prit conscience d’elle-même .L’Islam inculqua à la  conscience  humaine  l’idée  de responsabilité sociale , érigée en postulat  religieux .

XIX) Le Véritable But De  L’amour

Le  noble  instinct de l’amour ,à qui l’on doit tant d’extraordinaires succès, s’était comme  assoupi avant la venue de l’ISLAM .Il était tombé en disgrâce. Les choses en étaient arrivées au point où il n’était conçu qu’en rapport avec les éphémères manifestations de la beauté. Un homme pouvait, par le seul charme de sa personnalité et la douceur de son caractère, prétendre à la dévotion sans réserve de ses semblables et les remettre ainsi dans le droit chemin .Le monde trouva avait  réuni tout ce qu’il y a d’admirable dans  l’être humain.

Les  récits de témoins oculaires montrent que quiconque était mis en la présence du  Saint Prophète, se  sentait soudain  saisi  d’une  crainte respectueuse et que ceux  qui venaient à mieux le connaitre, étaient véritablement  ensorcelés.Ses admirateurs disaient qu’ils n’avaient jamais  vu quelqu’un de pareil au monde .Il attirait tous les cœurs par  le magnétisme de sa  personnalité .L’histoire ne  nous fournit  aucun exemple d’un tel amour, d’un tel respect, d’une  telle  soumission.

XX) Une Dévotion Exceptionnelle   

Voici  quelques  exemples  qui illustrent l’exceptionnelle dévotion des  Compagnons  pour  le Prophète .Un jour , Hazrat AbuBakr  fut  assailli  à  la  Mecque  par les ennemis de la Foi .Utba Ibn Rabiaa , en particulier  , le battit avec une telle violence que son visage enfla au point qu’il était  difficile de le reconnaitre .Il fut transporté chez lui dans un état grave par BanouTaaim .Mais  si ardent était son amour pour le Prophète  que son premier  souci ,quand il reprit connaissance , fut de s’enquérir  de la santé de ce dernier.«  Comment va  le Prophète  de Dieu » ?  prononça t’ il de ses  lèvres tuméfiées .Ceux  qui l’entouraient en furent très offensés et reprochèrent de prendre tant de  souci pour quelqu’un à leur avis était  le seul  responsable  de son infortune. Mais  il persista dans  demande  et lorsque sa mère Oum El Kheir lui apporta quelque nourriture ; il refusa d’y toucher avant d’avoir eu des nouvelles du Prophète. Oum El Kheir  assura qu’elle  ne savait  rien de son ami .Il lui demanda alors  d’aller s’en enquérir auprès de  Oum  Djamil, la  fille  de Khattab . Mais celle-ci si terrifiée qu’elle ne voulut pas  admettre qu’elle connaissait le Prophète. « Je ne  sais pas qui est  Mohammed, ni  Abou Bakr . » déclara – t elle ; « mais je veux bien vous accompagner chez votre fils si vous voulez. », Oum  Djamil arriva chez Abou Bakr, et lorsqu’elle vit son état, elle commença à maudire ses  assaillants .Elle s’écria :  « Je jure par DIEU que la communauté qui a fait cela est une  communauté de pains sans vergogne. Je suis  certaine que  Dieu les punira pour leurs  péchés . ». Mais Abou Bakr s’impatienta « Dis –moi, dit il en lui coupant la parole, » Comment  se porte le Prophète ?Oum Djamil lui fit signe que sa mère était en train d’écouter. Quant Abou Bakr lui eut assuré  qu’il est inutile d’observer le secret vis-à-vis de sa mère ; elle  lui révéla que le Prophète était sain et sauf dans la maison d’Ibn Arquam, Abou Bakr, déclara alors qu’il ne toucherait  à aucune  nourriture tant qu’il n’aurait pas rejoint le Prophète .Ils attendirent  la tombée de la nuit, et quand Abou Bakr n’eut plus à craindre d’être reconnu, ils le  transportèrent chez le Prophète. Alors seulement; il consenti à prendre  son repas.

Au  cours de la bataille d’Ouhoud, la nouvelle  se répandit  que  le  Prophète, la nouvelle se répandit que le Prophète  avait été grièvement blessé .Une femme  dont le père et le mari avaient été tués le jour même dans la bataille , oubliant son chagrin, se précipita sur le champ de bataille en criant :  « Comment va le Prophète ? » On lui assura  que  par la Grace de Dieu; il était  sain et sauf, mais elle  refusa de  les  croire tant qu’elle  ne l’eut pas vu de ses propres yeux. Quand elle le vit elle s’écria : « Aucun Malheur ne m’importe puisque vous êtes sauvé !. »

XXI) Une Obéissance Sans Précédent    

L’esprit de loyauté  que le Prophète  avait inculqué à ses  disciples, les  rendait  capables de  corriger leurs défauts les  plus profondément enracinés .Il suffisait d’un mot  de sa part pour les  en guérir totalement. Abou Bourda a raconté l’anecdote suivante qu’il tenait de son père :                                                                                                                                                                           (Nous  étions de boire  entre amis .Je les quittai un moment pour aller présenter mes  respects  au Prophète .En chemin j’appris que les versets suivants  avaient été révélés  , qui ordonnaient l’abstinence ): «  O croyants,  le vin, les  jeux  de hasard  , les  idoles, les flèches  divinatoires sont d’exécrables inventions du diables. Evitez les  si vous voulez faire  votre  salut .Satan se sert du vin et des jeux de hasard pour semer  la discorde et l’intimité parmi vous et vous distraire de vos devoirs  envers Dieu. N’allez vous pas  vous  en abstenir  ». Coran  V.90 – 91                                                  

« Je retournai chez mes amis et leur récitai ces versets jusqu’à : ( N’allez vous pas vous en abstenir ? ).Quelques uns tenaient  des verres à moitié  pleins. Ils s’arrêtèrent  aussitôt. Ils crachèrent le vin qui avait passé leurs lèvres et  qu’ils n’avaient pas encore  avalé . »

Toute  autre loyauté, à la famille, à la tribu , à l’amitié , s’étai estompée. On raconte que le Prophète fit un jour venir Abdellah Fils de Abdullah Ben Obaiy et lui parla  en ces  termes : « Sais tu ce que dit ton père ? Abdellah répondit : O Prophète De Dieu  que  dit il ?Il dit : répliqua le Prophète «  Que si jamais je revenais à Médine , tout homme d’honneur devrait mettre  à la porte  un misérable  tel que moi  » A ces  mots , Abdellah s’exclama : il  a raison mais vous êtes  l’homme d’honneur et il est misérable.Vous viendrez à Médine coûte que coûte. Tout le monde sait qu’il n’ y a pas de fils Plus soumis que moi ,mais si tel est le désir de Dieu et  de  Son Prophète , « je  suis prêt à trancher la tête de mon père. »Le  Prophète le pria  instamment de n’en rien faire.

En arrivant à Médine ,Abdellah se posta  à la porte  de la ville, l’épée à la main, attendant l’arrivée de son père .Dés que  le fils vit son père, le premier  s’écria en hurlant : « Est-ce toi qui as dit que  si le Prophète revenait à Médine, tout homme  d’honneur mettrait à la porte un misérable tel que lui ?Tu vas savoir qui est  l’homme d’honneur  et qui le  misérable.Par Dieu, tu ne pourras  plus vivre  désormais à Médine sans  la permission de Dieu et de  Son Prophète.

Abdullah Ben Obaiy quand il entendit son Fils lui  parler  ainsi ,commença à se lamenter : «Entendez vous, O hommes de Khazraj, mon fils m’empêche de retourner chez moi ! Entendez vous , O hommes de Khazraj, mon fils m’empêche de retourner chez moi ! »Mais son fils  ne  laissa pas  attendre. «  Aussi  sur que je crois en Dieu  » dit il tu ne pourras  pas entrer  dans Médine tant que  le  Prophète ne e l’aura  pas permis. » Les gens  essayèrent d’intervenir mais en vain  .Enfin , le Prophète en fut informé .Il envoya  dire çà Abdullah de laisser  entrer son père .Alors  Abdullah s’écria : »Maintenant qu’est venue la permission du Prophète, il  peut  rentrer.

XXII) Hommes Nouveaux –Dynamisme Nouveau    

C’est  à cette  époque  que se  produisit  le changement le plus stupéfiant de l’histoire humaine. Le  Prophète  avait  dévoilé les  immenses trésors   de  la matière  humaine, qui depuis le  début de la  création  , dormaient  sous  la masse de l’ignorance. Il leur avait communiqué  la lumière ineffable qui  devaient  envoûter  le monde pour tous  les  siècles à venir .Il avait fait des hommes de ce qui, jusqu’alors, n’était qu’un troupeau  muet  de bétail asservi. Il avait révélé leurs  possibilités innées; il avait  faillir  jaillir  les  sources de  leur  véritable vie  et les  avait élevés au rang d’apôtres  de la lumière, de  la foi, de la science et de  la  culture dans  ce  monde. En un court espace de temps, le désert d’ARABIE vit  surgir  de puissantes personnalités dont  les noms illuminent encore  à ce  jour les  pages  de  l’histoire.

Omar, qui  faisait  paitre les  chameaux  de  son père,  éblouit  bientôt le monde   par  sa personnalité  et  son œuvre  grandiose.Il abaisse la puissance de César et  de  Kosroes  et   consolide  les fondations  d’un Royaume qui  s’étend  sur ces  deux  empires  et  leur  est infiniment  supérieur  par  la  façon  dont  il  es t  gouverné  et administré. Il est inutile d’insister sur son sens de  la  justice et du droit, qui est devenu proverbial.  

Puis il  y a  Khalid, Fils  de  Walid, un jeune  et entreprenant Quorayshite  qui ayant t  gagné quelque   renom dans  des combats locaux tenu en haute  estime par les  généraux  de la tribu, mais  ne  jouit d’aucune action d’éclat  à son actif .  Mais  après  avoir  embrassé la  foi  de   l’ISLAM, il  brille dans  ce monde  comme  l’Epée d’ALLAH (Dieu).Cette épée  s’abat  comme l’éclair sur  les  romains et a laissé le souvenir  d’exploits extraordinaires .

Voici  encore, Amr Ibn Al Aas, remarquable  parmi  les  Quorayshite   pour  sa   sagacité. Il fit tout  le  chemin jusqu’en Abyssinie pour  supplier le Négus de soutenir  les émigrés  Musulmans   contre  leurs   persécuteurs. C’est  lui, le conquérant de  l’Egypte .

Et voici,  Saad Ibn Abi Waqqas,  soldat   sans  renom,  avant  qu’il ne   se   tourne   vers   l’Islam.  Regardez –le s’emparer  des clefs de Mada’in, annexer la    Perse  et  l’Irak au  royaume  de l’ISLAM  et  entrer dans l’histoire comme  le  conquérant  de  l’Ajam ( Perse ). 

Voici  Salaman  le Perse, fils de   pasteur d’un village, qui  quitta et souffrit sortes  de attributions,  passant  d’un  esclavage  à  un  autre  jusqu’à  ce qu’il  atteigne   Médine  et  embrasse  la foi   de l’ISLAM .Il a maintenant rejoint son pays natal, comme  gouverneur. Mais ce titre  n’ a rien changé à la simplicité de son cœur .Il encore  dans  une modeste chaumière et on peut le  voir  charrier lui-même de lourds  fardeaux.

Voici  Billal,  l’esclave d’Abyssinie,  qui avait acquis  une telle célébrité  que même  le  Calife,  Omar le Grand  le   considérait comme  son Maitre.

Voici  Zaid Ibn Harritha, qui commandait  l’armée  Musulmane  dans  la  bataille de Muta. L’armée  comprenait des hommes de grande valeur et de  grand  mérite tels  que Djaafar Ibn Abi Talib et  khalidd Ibn Walid.  Son  fils commande  une autre  armée dont faisaient partie des personnages aussi éminents que  Abou Bakr et  Omar.

Et Abou Zarr, et Miqdad, et Abou Darda, et  Ammar Ibn Yassir, et  Mouad Ibn Jabal et Oubay Ibn Kaab. Sous  la brise printanière De  l’Islam, s’épanouissait la fleur  de l’ascétisme et de  l’érudition.

Et  voici enfin Ali Ibn Abi  Talib, Aiccha,  Abdellah Ibn Messaoud, Zaid Ibn Thabit , Abdellah Ibn Abbas  qui ont  atteint  les   plus  hauts   sommets  de  la  connaissance  humaine, en restant  simplement  assis  aux   pieds du Prophète  (Qui lui, n’avait été  instruit par aucun mortel). Ils  devinrent  des  puits de  science et de  sources de  sagesse .Le monde est  tout oreille à  la parole de ces  « Fils du désert ».       

XXIII) Une Harmonieuse Communauté     

Jamais, en vérité, on ne vit de  communauté plus  harmonieuse .Elle rassemblait tous les  facteurs du succès. Elle établit  les  plans  d’une  culture, et  posa  les  bases  d’un  Royaume  qui, avec  une  rapidité  incroyable, s’entendit   sur  trois  vastes   continents. C’était   une  véritable   source  de  talents  qui   produisait  un flot apparemment intarissable d ‘hommes  intelligents et  habiles parmi lesquels  on pouvait   trouver de sages législateurs, d’honnêtes   administrateurs, des juges  impartiaux, des  chefs  pleins  de piété, des   généraux conscients de leurs  devoirs  et des  hommes  de science remplis de  la  CRAINTE DE DIEU.

Face à la  formation psychologique particulaire des  Musulmans et  la  constante propagation des idéaux de l’islam, l’Empire Islamique eut  toujours d’ardents s   serviteurs, pleins de respect  pour  le  seigneur.

Les  responsabilités du pouvoir furent attribués à ceux  que  préoccupaient  plus  la propagation  de la  Vérité que l’accumulation de richesses, qui avaient réellement  saisi le lien organique qui unit la religion à la vie et qui savaient comment superposer le monde de la  foi  au monde  pratique de façon à créer une vie de justice et de plénitude .Sous la  conduite de ces hommes, la civilisation de l’ISLAM se déploya dans toute sa majesté et  les  biens  faits de  la  Foi se répandirent avec magnificence.

XXIV) Le Pélérinage Des Adieux     

Doul Hadjja de  l’an X de l’Hégire, mars 682 de l’ère chrétien.

L’année  suivante , le  Prophète voulut  conduire en personne le  pèlerinage à Mekka, depuis  l’Hégire, il n’avait accompli que «  l’Oura » ou visite pieuse alors  que  Mekka  n’était pas  Musulmane.

Or  El Hadj El Akbar ou Grand Pèlerinage qui impose outre  la  visite au temple sacré  d’Allah, la  visite  de la  montagne  d’Arafa ou de  Reconnaissance.( Ainsi nommée parce  que nos  premiers parents  s’y  retrouvèrent  après l’expulsion du paradis ) est une  des cinq   prescription fondamentale de l’Islam 

Mohammed désirant aussi revoir  une  dernière  fois sa patrie, en ayant le pressentiment de sa  fin prochaine, alors  il annonça son projet.

Le chemin suivi fut le même que  celui  de  l’Omra .Le Prophète rentre à Mekka en plein jour et fit agenouiller  sa chamelle devant la porte de  l’Enceinte  Sacrée appelée  « porte du salut » .Puis à la vue de la Kaaba, il s’écria : «Oh Allah augmente la Gloire de ce Temple et le Nombre de ses Visiteurs ».

Durant l’accomplissement du Grand Pèlerinage, le Prophète recommande aux fidèles de traiter leurs épouses avec la plus grande douceur, en considérant que les droits de celle-ci étaient égaux à leurs devoirs.

Il fixa la durée de l’année à douze mois.

XXV) La révélation  Prophétique    

Le Saint Prophète, par  sa  Révélation a su trouver la clé de  la  personnalité humaine; elle s’est ouverte à lui et a révélé au monde  les  immenses trésors  que  Dieu  y avait accumulé. Il a arraché les  racines de l’ignorance et réduit à néant son pouvoir. Avec l’aide de Dieu, il a  forcé le monde alors  plongé dans  les ténèbres, à suivre une  autre  voie .Il a ouvert une ère nouvelle dans  les  annales de l’humanit .

C’était de l’ère de l’Islam qui sera toujours le  joyau de notre  histoire.

« Voici quelques  Hadît  du  Prophète Mohammed  (QLSSSL)

Selon Abou Horeira ( Que  Dieu  soit satisfait de  lui )  que  l’envoyé  de  Dieu  a  dit :                                                                                                             

« Ne vous jalouser pas, n’enchérissez pas  les uns  sur les autres , ne vous haïssez pas et ne vous calomnier pas réciproquement , ne  concluez pas d’achats  au détriment les  uns  des autres . »

 « Soyez , O serviteurs de Dieu , tous Frères ; le Musulman est Frère du Musulman , il ne l’opprime pas ,ni ne l’abandonne  pas ,et il ne lui ment pas , ni le  méprise pas . »

« Que  celui qui croit  en Allah et au Jugement  Dernier  parle  donc  sagement ou qu’il se taise, que   celui qui croit  en Allah et au Jugement  Dernier  traite  bien son voisin, que  celui qui croit  en Allah et au Jugement  Dernier  traite  bien son hôte . »

Selon Anas Ben Maalek  ( Que  Dieu  soit satisfait de  lui )   que  l’envoyé  de  Dieu  a  dit :    

 «Aucun de vous ne devient véritablement  croyant s’il  ne  désire  pour  son frère ,ce qu’il désire pour lui  .  »

XXV) La Fin De  Mission Du Prophéte    

Mohammed a  soixante trois  ans. Le pèlerinage de l’adieu a pris fin .L’ange Gabriel apparut et  dicte ces vers au Prophète malade :

«  Aujourd’hui, j’ai mis le sceau à votre religion .Mes grâces sur vous sont accomplies .Il m’ a plu de vous donner l’islam , comme loi. »

Mohammed  retourne à Médine .Il est tout  le  temps malade. Il habite prés  de la mosquée . Avant  sa mort Mohammed  ordonne que son tombeau ne soit pas un lieu de prosternation. Le lundi, treizième jour du mois Rabi  an 11 de l’Hégire , c’est-à-dire le 8 juin 632, Mohammed meurt. A cet instant le  sceau de  la prophétie , cette marque qu’il porte entre  les  deux épaules disparait. Sa mission est terminée .

Mohammed  sera enterré à l’endroit même ou il est mort.

Abou Bakr pénètre à la mosquée et s’adresse à la  foule et dit que Mohammed n’était qu’un messager de  Dieu .Semblable à d’autres messagers qui sont venus  enseigner la vérité et qui sont morts : «  Peuple , quiconque adorait Mohammed , qu’il sache qu’il est mort .Mais quiconque adorait Dieu , qu’il sache que Dieu est vivant et ne  meurt jamais . »

C’est la  fin de  la  vie  de  Mohammed.  (Que Le Salut Soit Sur Lui) صلى الله عليه وسلم

En finalité  ceux  qui cherchent Dieu comprennent tout (2)

La distance entre La Mecque et Médine est d’environ 410 km. Le Prophète (ﷺ) à parcourue la moitié en chameau,  et la  moitié  en marchant, pendant   8 jours, accompagné d’Abu Bakr par un temps   chaud, portant ses bagages et le fardeau  du Message  pour que ceci  nous parvient  aujourd’hui, afin que nous serons  puissant et honoré, ainsi, il est  de  notre  devoir de multiplier donc les prières sur lui, surtout les jours du vendredi….   وصلى الله وسلم على سيدنا محمد

Sources :                                                                                                                                                                                               

J.H.Denison , dans  « Emotion as the basis of civilisation (1 )                                                                           Tafsir Tabari     

 Mohammed Prophète D’Allah Abou Hassan Ali Nadawi.                                         Vie  De Mohammed ( C.Virgil Gheorghiu )Traduit du Roumain par Livia Lamoure  

      La Vie  De Mohammed ( Etienne Dinet et El Hadj Slimane

                                           Ibrahim     

Livre des proverbes 28 :5 (2)                                                                                                                                Coran  

Mr  Hadji  Yacine                                                                                                              ayahadjidz@yahoo.fr

La distance entre La Mecque et Médine est d’environ 410 km. Le Prophète (ﷺ) à parcourue la moitié en chameau, et la moitié en marchant, pendant 8 jours, accompagné d’Abu Bakr par un temps chaud, portant ses bagages et le fardeau du Message pour que ceci te parvienne aujourd’hui afin que tu sois puissant et honoré, multiplie donc les prières sur lui, surtout les jours du vendredi….

وصلى الله وسلم على سيدنا محمد

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